vice-président du conseil général du calvados – maire de condé s/noireau – je suis un ump qui a du coeur, le réalisme économique n’a de sens qu’au service de l’humanisme.

Sud Radio avec Robert Ménard sur les licenciements boursiers
19 janvier, 2012, 17:18
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Retrouvez l’entretien avec Robert Ménard sur Sud radio ce 17 janvier 2012 sur le thème des licenciements boursiers.

Le lien suivant vous permet d’accéder à l’émission, mon intervention est calée entre la 17ème et 27ème minute: 

http://www.sudradio.fr/10/reecoutez/idcat-74/menard-en-liberte



Une loi pour interdire « les licenciements boursiers »
6 janvier, 2012, 15:11
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Conformément à l’engagement pris devant les partenaires sociaux lors de nos précédentes rencontres, je viens d’intervenir par écrit auprès des parlementaires locaux  (Calvados et Orne) concernés par le bassin d’emploi Flers-Condé, ceci afin qu’ils engagent une proposition de loi visant à interdire les licenciements boursiers.

« Je tiens à attirer votre attention sur la situation très paradoxale, me semble-t-il, du groupe Honeywell qui a annoncé le 19 octobre dernier la fermeture de son usine de Condé-sur-Noireau.

Ce groupe international est extrêmement profitable. Sur le 3ème trimestre 2011, il a annoncé 900 millions de dollars de bénéfice. La rémunération annuelle de son dirigeant est proche des 20 millions de dollars.

 Cependant, depuis cinq ans, ce groupe n’investit plus sur Condé, ne forme plus ses personnels, ne développe plus de nouveaux produits et s’est même permis d’affecter la production de produits destinés à Condé-sur-Noireau sur d’autres sites européens.

 Les dirigeants nous expliquent désormais qu’il est bien malheureux que le site de Condé perde de l’argent et qu’ils sont ainsi obligés de fermer.  Invoquer sa propre turpitude me semble contraire au droit français.

Parallèlement à l’annonce de fermeture du site de Condé, Honeywell rendait publique la création d’une usine « low cost » en Roumanie pour des produits similaires à ceux de Condé.

De plus, Honeywell à Condé-sur-Noireau est l’un des très grands bénéficiaires de la suppression de la taxe professionnelle pour plusieurs dizaines de milliers d’euros par an. Il me semblait que cette économie fiscale aurait dû leur permettre d’investir localement. Je constate avec regret qu’elle leur servira à financer des licenciements…

 Par ailleurs, depuis plusieurs mois, des tribunaux et Cours d’Appel français produisent des jugements visant à annuler ou très sérieusement réformer des P.S.E. pour les groupes faisant des bénéfices. Il me semblerait justifié que le législateur s’empare de la jurisprudence et grave dans le marbre de la loi la restriction voire l’interdiction de ce qu’il est convenu d’appeler les licenciements boursiers.

En votre qualité de parlementaire, je vous serais reconnaissant de bien vouloir prendre l’initiative sur ce point. »


Pascal Allizard,
Vice-Président du Conseil Général du Calvados,
Maire de Condé-sur-Noireau

 



Un seul parti : celui de Condé-sur-Noireau !
20 décembre, 2011, 17:25
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En réponse au communiqué diffusé aujourd’hui par la section PS de Condé-sur-Noireau

« La situation chez Honeywell à Condé-sur-Noireau est grave.
Depuis plusieurs années, nous avons fait à ses dirigeants des propositions pour les aider à investir, pour les aider à traiter leurs problèmes immobiliers, pour les aider à former leurs personnels.
Nous n’avons jamais eu d’écho.
Cependant, les échanges réguliers ces cinq dernières années tant avec la direction que les partenaires sociaux ont alimenté bien évidemment  notre réflexion quant aux solutions envisageables pour l’avenir de ce site.
Les échanges avec les élus du Conseil Régional dirigés par le Parti Socialiste depuis 2004, les élus départementaux et locaux ainsi que les élus nationaux quelle que soit leur étiquette politique, ont été réguliers et constructifs.
Les échanges dans la crise traversée aujourd’hui demeurent réguliers et constructifs bien au-delà des étiquettes partisanes.
Une nouvelle fois la section locale PS se distingue en politisant cette crise industrielle. Soudainement, alors que depuis 10 ans on ne les a ni vus, ni entendus, les apprentis sorciers de la politique redécouvrent qu’il y a des ouvriers à Condé.

Quel mépris pour la population locale !
Quelle  ignorance crasse des projets industriels développés et concrétisés sur nos zones industrielles depuis plusieurs années.
Chercher à faire du profit politicien sur le dos des salariés d’Honeywell dont l’emploi est menacé est indigne.
Quant à notre équipe municipale, mise en cause, elle est unie, elle travaille et son seul parti s’appelle Condé-sur-Noireau ! »



Table ronde décevante au Ministère de l’Industrie
9 décembre, 2011, 12:19
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Le 19 octobre dernier, la direction Honeywell nous annonçait brutalement la fermeture du site de Condé-sur-Noireau.
Un front uni s’est élevé contre cette décision et nous n’avons eu cesse, ces deux derniers mois, avec les partenaires sociaux, les élus locaux, les parlementaires, de tout mettre en œuvre afin de nouer un dialogue avec les dirigeants et de les amener à reconsidérer leur décision que nous jugeons tous injuste.

C’est une décision injuste basée une analyse insincère.

Les dirigeants d’Honeywell nous expliquent que l’activité friction au niveau mondial perd beaucoup d’argent et que cela ne peut plus durer.
Ainsi, la fermeture de l’usine de Condé serait la solution à ce problème. Mais de qui se moque-t-on ? Il est vrai que l’usine de Condé perd un peu d’argent tous les ans. Mais le phénomène est très récent et en plus, Condé est le site qui perd le moins d’argent par rapport aux autres sites de la division matériaux de friction.

On nous dit aussi que Condé perd du chiffre d’affaires d’où le problème de rentabilité. Là-aussi, de qui se moque-t-on ? A force de « piquer » du chiffre d’affaires à Condé pour le mettre ailleurs, les dirigeants d’Honeywell construisent eux-mêmes ce qu’ils veulent nous démontrer.

La technologie utilisée par Condé serait mauvaise. Là-encore, de qui se moque-t-on ? Le site de Condé est le seul site Honeywell à disposer de la bonne technologie. Les dirigeants d’Honeywell ont voulu imposer à l’ensemble de leurs usines un nouveau process dit « standard » et ils se sont lourdement trompés. C’est une erreur stratégique dont l’usine de Condé n’a pas à faire les frais.

Enfin les résultats industriels du site de Condé sont les meilleurs du groupe.

Quel est le sérieux d’une décision qui vise à fermer l’usine qui perd le moins d’argent, l’usine qui est la seule à avoir la bonne technologie, l’usine qui a les meilleurs indicateurs industriels ?
Nous avons encore entendu cela jeudi soir chez le Ministre de l’Industrie.

Ceux qui prennent cette décision injuste cherchent en fait à protéger d’autres intérêts. C’est bien ce qui rend cette décision inacceptable. C’est pourquoi je ne l’accepte pas.

Lors de la table ronde chez le Ministre, j’ai très clairement réaffirmé que je n’accepterai pas une solution industrielle au problème posé dans laquelle le groupe Honeywell ne serait pas présent.

Lors de cette table ronde, le seul élément positif a été la présence de Monsieur Richard Graber qui est Vice-Président du Groupe Honeywell. Il est un collaborateur direct de M. David Cote, Président International du groupe Honeywell. J’ai eu personnellement ce contact grâce à Anne d’Ornano et à l’attaché commercial de l’Ambassade des Etats-Unis à Paris.

Rien n’est encore gagné mais nous pouvons désormais faire passer nos messages au plus haut niveau. C’était l’un de mes objectifs. Pour le reste, je le dis, cette réunion  a été décevante puisque ce que Honeywell qualifie de propositions et d’engagements ne sont en fait que des obligations légales minimales dont on peut d’ailleurs à juste titre s’étonner que certaines n’aient pas encore été remplies.

Je reste extrêmement présent et très combattif sur ce dossier, aux côtés des partenaires sociaux et des personnels de l’entreprise.



Honeywell: résister et progresser !
3 décembre, 2011, 7:48
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La direction Honeywell reste frileuse et figée sur ses positions de fermeture du site: tout est discutable, sauf ça ! Donc, rien n’est discutable !

Cette position n’est pas acceptable car elle tend vers un pourrissement de la situation dont ni les salariés, ni le territoire et sa population n’ont à gagner !

Tel est le piège grossier qui  nous est tendu et dans lequel certains semblent prets à tomber !

Deux projets de développement  économique nous sont arrivés: l’un concerne un besoin en matériaux de friction poids lourds, l’autre un besoin de locaux disponible . Les 2 projets sont potentiellement créateurs d’emplois.

Rien ne permet de dire que ces dossiers aboutiront. Mais j’ai une seule certitude: si on n’en parle pas, si on ne s’en occupe pas, c’est sur, rien ne se passera…et la direction Honeywell nous dira:  » vous voyez, on a raison, il n’y a pas d’autre alternative  que la fermeture! » et d’autres ajouteront: « mais qu’ont donc faits nos élus, Honeywell s’en va et il n’y a rien à la place! ».

Donc, il faut bien prendre ses responsabilités et je prends les miennes.

Honeywell doit rester à Condé.

Honeywell peut nous aider à faire aboutir ces projets! Pourquoi?

L’usine de Condé manque de charge de travail et de produits nouveaux: avec le projet friction PL, nous en apportons!

L’usine de Condé est trop grande et coute  donc trop cher à entretenir: nous apportons un co-locataire qui permettra de réduire ces charges (celui là ou un autre car nous avions déjà faits ces propositions).

Les propositions  d’aides des élus et de l’Etat pour une solution alternative restent valables.De manière complémentaire avec ces 2 dossiers et ceux qui suivront, nous relançons ce débat qu’ Honeywell nous refuse.

La résistance continue, et il nous faut progresser!



Honeywell, à suivre…
30 novembre, 2011, 18:59
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Reçu ce jour, suite au courrier adressé à David M. Cote, Président du groupe Honeywell, la réponse peu satisfaisante d’Adriano Palma (cliquez sur le lien ci-dessous pour en prendre connaissance), directeur industriel HMF.
Je suis désormais en contact avec Monsieur Graber, Vice-Président Honeywell en charge des relations avec les gouvernements. A suivre … !

Courrier de A. Palma 28112011



Honeywell: ni vengeance, ni belliqueux, mais…justice et réparation!
30 novembre, 2011, 11:46
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Ainsi nous nous retrouverons chez les Ministres du Travail et de l’Industrie le 8 décembre prochain avec les partenaires sociaux, les élus locaux et la direction d’Honeywell.
Que va-t-il se dire ?
Que va-t-il se décider ?
Qui sera présent au titre d’Honeywell et avec quels pouvoirs pour discuter ?
I
l est extrêmement difficile de répondre à ces questions. Il nous faut cependant bien préparer cette réunion.

Pour ma part, je l’aborde avec sérénité et détermination.
Je ne suis ni belliqueux, ni à la recherche d’une vengeance ou d’une revanche vis-à-vis du groupe Honeywell.
Ce n’est ni mon rôle, ni ma conception des choses.
Par contre, il est largement temps que l’entreprise comprenne et admette qu’en prenant la décision de fermer ce site (sur des critères économiques extrêmement discutables), elle crée aussi à notre territoire et à sa population un préjudice immense.

Qui dit préjudice dit réparations.
C’est une question de justice. Et je serai intraitable sur ce point.



J’en appelle à la liberté…
19 novembre, 2011, 10:59
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Ci-dessous, le discours que je viens de prononcer ce matin lors du rassemblement contre la fermeture du site Honeywell de Condé-sur-Noireau

A vous tous ici présents,
Bienvenue à Condé-sur-Noireau, 
Vous êtes très très nombreux, et cela fait chaud au cœur. 
Il y a parmi vous beaucoup de visages connus, cela démontre en clair le bien-fondé de la résistance que nous menons contre la décision prise par Honeywell de fermer l’usine de Condé-sur-Noireau, annoncée brutalement il y a tout juste un mois. 
 

La population locale est présente, dans toutes ses composantes, solidaire et unie contre le sale coup porté à notre territoire et à nos ouvriers. 
Il y a aussi parmi vous beaucoup de visages que je ne connais pas. 
Là-encore, le soutien extérieur que vous nous apportez est la meilleure preuve que du point de vue des valeurs, notre résistance est profondément juste. 

Ferodo, Valéo, Bendix, Allied Signal puis enfin Honeywell : la seule succession de ces noms commerciaux démontre à l’évidence les excès de la dérive financière de notre économie. 
Or, nous avons besoin d’une industrie forte. 
Nous avons besoin d’emplois durables pour notre population. 
Et nous avons besoin de revenir vers l’économie réelle. 
Notre histoire économique a toujours démontré dans ses crises que la spéculation financière n’avait jamais rien réglé, mais bien au contraire, beaucoup détruit. 
Je crois personnellement à cet objectif humaniste qui veut que le réalisme économique permettant  la création de richesses n’a d’intérêt que s’il profite au plus grand nombre. 
Avec Honeywell et sa décision absurde et injuste, c’est exactement l’inverse que l’on veut nous imposer. 
C’est pourquoi vous me trouverez toujours à vos côtés sur ce type de combat, comme cela a toujours été le cas. Je pense plus particulièrement au problème de l’amiante et à certains conflits sociaux où par ma présence, aux côtés des salariés, j’ai contribué à renouer les fils du dialogue social. 
Honeywell Condé –ou sous les enseignes précédentes- est un dossier que je suis depuis plus de vingt ans. Par certains côtés, je le connais même mieux que les dirigeants arrivés récemment dans l’usine! 
Depuis plusieurs semaines maintenant, aux côtés de l’État et en étroite collaboration avec les collègues élus, parlementaires, régionaux, départementaux et locaux, bien au-delà de nos différences politiques, nous agissons de concert, en relation avec vos responsables syndicaux. 
Nous affirmons notre liberté de penser différente sur certains sujets mais surtout, notre liberté de travailler tous ensemble quand l’essentiel est en cause, ce qui est le cas aujourd’hui. 
J’en appelle donc à la liberté de s’indigner. 
J’en appelle à la liberté et au devoir de refuser l’injustice. 
J’en appelle à la liberté de dialoguer, de négocier pour trouver les conditions indispensables qui permettront à notre population de travailler, de vivre dans la dignité avec leurs familles. 
J’en appelle à nos parlementaires afin qu’ils gravent dans le marbre de la loi l’interdiction des licenciements boursiers. 
« S’agissant de liberté, c’est toujours de la liberté de celui qui pense autrement dont il s’agit ».  J’invite fortement les dirigeants d’Honeywell à méditer cette phrase de Rosa Luxembourg. 
Vous savez bien que je ne suis pas un révolutionnaire.  Mais attention ! 

A  force d’humilier les hommes et les femmes qui ne demandent qu’à vivre de leur travail, à force de chercher à les presser pour ensuite les laisser tomber, la colère finira par gronder ! 
La résistance et le combat continuent.
Pour moi, un seul parti : Condé-sur-Noireau. 



Honeywell… résister, encore et toujours
16 novembre, 2011, 11:11
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en document joint, le courrier que j’ai adressé à Dave Cote, Président d’Honeywell International. Résister encore et toujours !

courriermrdcote.pdf



info sur la situation d’Honeywell – Grand rassemblement samedi 19 novembre à Condé-sur-Noireau
14 novembre, 2011, 8:53
Classé dans : arguments,humeur,realisation

Aux amis de Condé-sur-Noireau

Il me semble très important de vous tenir informés de l’évolution de la situation  chez Honeywell. 
Malgré l’engagement que la direction avait pris devant Mr le Préfet le 25 octobre dernier, elle ne nous a, à ce jour, pas transmis de cahier des charges permettant de faire une contre-proposition constructive et alternative à la fermeture du site de Condé-sur-Noireau. 
Le 2 novembre, en Préfecture, les représentants de la Direction Honeywell ont une nouvelle fois justifié leur décision inacceptable alors qu’ils étaient censés présenter les conditions d’un projet alternatif. 
Ces interlocuteurs missionnés par la direction européenne du groupe Honeywell n’ont aucun mandat ni moyen pour discuter avec nous. Ils sont payés pour fermer l’usine de Condé et rien d’autre ne les concerne. 
Aux côtés des partenaires sociaux, avec le Préfet et ses services, les parlementaires, les élus régionaux et départementaux, nous mobilisons tous les moyens disponibles pour faire comprendre à la direction internationale d’Honeywell que la décision qu’elle s’apprête à prendre est à la fois traumatisante et injuste. J’y travaille personnellement sans relâche. 
Le 19 novembre prochain, un grand rassemblement est prévu à partir de 10h30 devant l’Hôtel de Ville de Condé-sur-Noireau avec un défilé jusqu’à l’usine où une prise de parole aura lieu. 
Je vous invite à nous rejoindre et à participer à ce rassemblement. Que vous puissiez ou non participer, nous vous engageons en signe de solidarité à fermer vos volets ou mettre à votre fenêtre un drapeau bleu-blanc-rouge, symbole de notre unité. 
J’invite aussi les commerçants de Condé à fermer leur rideau symboliquement à partir de 10h30 pendant le déroulement de la manifestation. 
Il n’y a pas à Condé-sur-Noireau de fatalité du déclin industriel. 
Si cette première bataille contre Honeywell n’est pas encore gagnée, j’ai la conviction que nous avons les ressources et les forces nécessaires pour gagner ce combat permanent du développement économique et de l’emploi. 
Je compte sur vous. Condé-sur-Noireau compte sur nous tous.