vice-président du conseil général du calvados – maire de condé s/noireau – je suis un ump qui a du coeur, le réalisme économique n’a de sens qu’au service de l’humanisme.

Honeywell : réponse de Nicolas Sarkozy
9 mai, 2012, 13:41
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Le 6 avril 2012, démarche commune avec Jean-Yves Cousin, député,  j’ai  remis à  Nicolas Sarkozy, Président de la République, un dossier sur la fermeture annoncée du site Honeywell à Condé-sur-Noireau. Celui-ci nous a répondu ce 5 mai, confirmant une situation que nous connaissons.
En pièce jointe, le courrier de la Présidence de la République reçu ce jour en Mairie de Condé-sur-Noireau.
fichier pdf Honeywell – réponse de N Sarkozy



Résultats des élections présidentielles : un centre à reconstruire
7 mai, 2012, 9:05
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L’élection présidentielle 2012 est terminée. J’adresse mes félicitations à François Hollande notre nouveau président de la république. Je rends hommage au courage et à la dignité du président Sarkozy face à son résultat.

L’écart de score entre les deux candidats est net mais peu élevé. Cela illustre bien la difficulté de la situation dans laquelle se trouve notre pays face à la crise et que les Français en ont pleine conscience. Cela démontre aussi que cette élection était gagnable et que tout reste possible pour les élections législatives.

A l’avenir, il nous faudra travailler en équipe, fonctionner à l’affectif avec un jeu collectif. Nous ne pouvons pas tomber dans l’égoïsme, dans le nationalisme ou le protectionnisme exacerbés.  Ce sont nos valeurs humanistes qu’il faut transmettre à nos enfants, à la jeunesse et non pas la peur de l’autre, la peur des différences.

Au-delà de la crise économique, qui a vu la sanction systématique des majorités sortantes dans tous les pays d’Europe, l’UMP par son extrême droitisation et son registre de la pensée unique a tout simplement oublié que l’élection présidentielle se gagne au centre. On ne peut jamais se réjouir de la défaite de son camp.La Francese gouverne au centre, c’est là que bat le cœur de notre République. Une nouvelle page va s’ouvrir. Il faudra s’en rappeler.

Concernant les élections législatives qui s’engagent, j’apporte un soutien sans faille à notre député Jean-Yves Cousin qui depuis 10 ans nous a démontré sa capacité de travail au service du territoire.



Boomerang envoyé à la direction internationale d’Honeywell
3 mai, 2012, 14:17
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Le courrier part aujourd’hui vers les Etats-Unis ! Je viens d’écrire au Président d’Honeywell International, Dave M. COTE, et au Président d’Honeywell Transportation System, Alexi ISMAIL, pour leur donner notre sentiment, un peu plus de six mois après l’annonce de la fermeture du site de Condé-sur-Noireau.
Le CD de Nikö VEGA accompagne ces courriers, avec l’espoir de les amener à une réflexion plus humaniste. A suivre ! Le Boomerang est lancé !

fichier pdf courrier à Mr D. Cote – 2 mai 2012

fichier pdf courrier à M. A. Ismail – 2 mai 2012



Boomerang : acte artistique et militant, en solidarité avec Honeywell
19 avril, 2012, 19:09
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Condé-sur-Noireau – Honeywell : La résistance continue !

Avec Boomerang, texte écrit et interprété part Niko VEGA, elle prend une forme inattendue, généreuse et artistique : un CD 1 titre (musique Vincent LAIR) sera mis en vente dès ce mardi 24 avril. Il sera présenté en avant première lors de la création du fonds solidarité Honeywell, en Mairie de Condé-sur-Noireau, le 23 avril à 19 heures, en présence de Niko VEGA. Bravo à l’artiste ! Preuve que notre territoire a du talent, et donc de l’avenir !

www.boomerang.viinyl.com  (pour écouter le titre Boomerang – durée 3:52)

 



Agences de développement économique et intercommunalités
16 avril, 2012, 16:14
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C’était le sujet sur lequel j’étais invité à plancher devant l’Assemblée des communautés de France le 29 mars dernier. Ci-dessous le détail de mon intervention, publié sur le site de l’AdCF. (cliquez sur le lien)

http://www.adcf.org/5-327-Contenu-article.php?num_article=1082&num_thematique=4&style=3#



Faut-il sauver le soldat Bayrou???
5 avril, 2012, 11:16
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J’ai écrit cet article en juin 2010. Il n’a pas pris une ride.

Sans son centre, la droite ne peut pas gouverner.

Ce n’est pas uniquement un problème d’arithmétique électorale. C’est aussi un problème de valeurs et de société. La majorité présidentielle a besoin d’humanisme parce que notre pays a besoin de justice sociale, et encore plus en période de crise.

N Sarkozy a fait un travail formidable au niveau international et européen, je l’ai toujours dit. En politique intérieure, nos résultats dans la crise sont meilleurs que ceux de nos voisins. Mais le Président ne peut pas seulement etre l’administrateur judiciaire d’un pays en quasi faillite: redresser les comptes de la nation, bien sur qu’il faut le faire, mais ces efforts sont au service de quel projet de société ???

Pas au service d’un projet ultra-libéral et de la société financière.

Le réalisme économique n’a de sens qu’au service de l’humanisme.

Alors,  F Bayrou, premier ministre de N Sarkozy en 2012: pourquoi pas !

 

MON ARTICLE DE JUIN 2010.

« Sous la IV ème République, les dirigeants du MRP, ancètre du CDS, de FD et du Modem, déclaraient: « On pourra toujours jouer de la mandoline sous les fenètres socialistes, elles ne s’ouvriront jamais ».

Pour ne pas avoir voulu s’en souvenir, F Bayrou s’est transformé en « Nivelle » du centre…

Dans son livre, Ségolène Royal le qualifie « d’amant qui a peur de la panne », pas charitable, la dame, sous les volets de laquelle notre « Henri IV » jouait justement de la mandoline…il n’aurait pas osé monter!!! Si, c’est écrit dans le bouquin!!!

Mais le méritait-elle vraiment???

Drole, cruel et sans conséquence!!!

Plus sérieusement, le centre existe, il est atomisé, il est le jouet de N Sarkozy. Ou cela s’arretera-t-il ???

Borloo, candidat? Morin, candidat? Villepin, candidat? Bayrou, candidat? Sarkozy, candidat?

Partie comme cela, en 2012, la droite française sera redevenue la droite la plus bete du monde!!!

Chacun fait monter ses enchères, c’est peut-etre le jeu, mais attention aux enchères inverséees…qui perd gagne!!!

Et pendant ce temps là, il faut gouverner le Pays, surmonter la crise économique et sociale, mener à bien les réformes et donner de l’équité , de la cohérence à l’action publique.

Alors oui, il faut sauver le soldat Bayrou, élargir nos bases, recomposer les familles et avancer!!!

Il n’aurait jamais du quitter la famille.

F Bayrou, premier ministre de N Sarkozy pour 2012:

BANCO !!!  BOF ???

Y A ENCORE DU CHEMIN A FAIRE !!! « 



Le CNER et l’élection présidentielle
2 avril, 2012, 8:37
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Alors que nous venons tout juste de publier le bilan de ma première année à la tête du Conseil National des Economies Régionales, le CNER entend connaître et faire connaître le détail des projets des candidats à l’élection présidentielle sur le thème du développement économique.

15 questions abordent ainsi cette préoccupation partagée par l’ensemble des Français, en trois thèmes importants :

  • L’action économique des collectivités territoriales
  • L’accompagnement des PME et de l’industrie
  • La place des acteurs locaux dans ces actions.

Les réponses seront publiées sur le site internet du CNER avant le 1er tour de l’élection présidentielle, permettant ainsi de prendre connaissance des différents projets envisagés pour le développement économique des territoires.

 fichier pdf 15 questions aux candidatsfichier pdf Lettre-type aux candidats à la présidentielle

Pour rappel, fédérant les agences de développement économique de toute la France, le CNER  assure quatre missions principales : la représentation des agences auprès des pouvoirs publics, l’animation du réseau d’agences, la formation des développeurs économiques et l’information des agences et de leurs équipes.



Un an à la tête du CNER : un premier bilan
30 mars, 2012, 11:34
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Depuis un an Président du CNER, voici un premier bilan de mon action à la tête du Conseil National des Economies Régionales. Ci-dessous le communiqué qui en fait état.

« Il y a un an,  j’étais élu à la Présidence du Conseil National des Economies Régionales (CNER).    Fédérant les agences de développement économique de toute la France, le CNER assure quatre missions principales : la représentation des agences auprès des pouvoirs publics, l’animation du réseau d’agences, la formation des développeurs économiques et l’information des agences et de leurs équipes.

 Un tour de France des agences

Plaçant son mandat sous le sceau de la concertation, essentielle à la mobilisation, Pascal ALLIZARD a accompli au cours de l’année 2011 un tour de France des agences de développement économiques. Durant ces rencontres, il a pu recueillir les préoccupations, les attentes et les besoins particuliers des adhérents du CNER, mais aussi en acquérir une connaissance directe et fine afin de les représenter au mieux au niveau national. Dans un contexte économique particulièrement incertain, Pascal ALLIZARD a ainsi pu constater l’importance et la variété de leurs missions  et leur rôle essentiel pour le développement des territoires. En Normandie, les agences du Havre, de Rouen, de Seine Maritime, de l’Eure, du Calvados et de l’Orne sont membres du CNER.

L’importance des agences pour le développement territorial

En 1999, le rôle des agences a été réaffirmé par la Loi d’Orientation pour l’Aménagement et le Développement Durable du Territoire qui précise en son article 49 que « les agences de développement économique, associations de la loi du 1er juillet 1901, créées à l’initiative des collectivités territoriales, peuvent assister les collectivités territoriales dans l’élaboration et la mise en oeuvre de leurs stratégies de développement économique ». Chaque agence est de fait adossée à une (ou plusieurs) collectivité territoriale.

Ce sont des lieux de concertation, mais surtout des structures opérationnelles, légères et réactives, qui conçoivent et mettent en œuvre des actions de développement économique sur leur territoire. Ce rôle occupé par les agences, Pascal ALLIZARD et le CNER entendent le faire valoir. Le CNER a ainsi renforcé ses relations extérieures afin de mieux peser dans le débat sur le développement économique et l’avenir des agences, impactées par la réforme des collectivités territoriales votée en décembre 2010 par l’Assemblée Nationale.

Des temps forts

En 2011, le CNER a organisé de nombreux évènements dont une rencontre appréciée avec Henri PROGLIO, PDG d’EDF. Son congrès annuel, à Conques, en septembre dernier, sur le thème « Territoires, entreprise et emplois : quels ancrages ? » a été un moment fort, notamment en raison de la qualité des orateurs et de l’intérêt des débats. Il a rassemblé près de 400 acteurs du développement économique territorial.

En 2012, les évènements ne manqueront pas à nouveau. Outre la réflexion quant à la mutualisation de services pour l’ensemble du réseau, Pascal ALLIZARD tient à mettre en place des indicateurs qui, agrégés au niveau national, permettront de souligner l’efficacité des agences de développement économique. Cette année, le CNER fête ses 60 ans, un anniversaire qui est l’occasion de montrer l’apport essentiel des agences de développement économique, notamment via la publication d’une vaste étude menée en partenariat avec le cabinet Katalyse et Sciences-Po. Rendez-vous est d’ailleurs donné les 20 et 21 septembre 2012 à Vichy (Allier), pour le prochain congrès du CNER, sur le thème « Entreprises et collectivités : quelles attentes réciproques ? ».

Localement, Calvados Stratégie est l’agence de développement économique intégrée au réseau du CNER. Impliqué sur des filières en expansion comme les centres de relation client, les « green technologies » ou l’hébergement touristique, le comité d’expansion économique du conseil général du Calvados accompagne aussi bien les entreprises que les collectivités dans leurs projets de développement. En 2011, Calvados Stratégie a ainsi traité 347 projets d’entreprises. »

 



Dans le prolongement de la cérémonie du 9 mars 2012
23 mars, 2012, 17:57
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Dans le prolongement de la cérémonie du 9 mars dernier au cours de laquelle le sénateur René Garrc m’a remis les insignes de Chevalier de la Légion d’Honneur, j’ai le plaisir de partager avec vous le discours de René Garrec . Je vous livre également les remerciements que j’ai adressés aux nombreux amis présents -nous étions plus de 400- et absents.Dans le prolongement de la cérémonie du 9 mars 2012 DSC2290-300x198

Discours de René Garrec

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Mon cher Pascal, mes chers amis,

Je suis très heureux de remettre aujourd’hui à Pascal Allizard les insignes de chevalier de la légion d’honneur. Heureux pour de multiples raisons : celles qui relèvent de l’objectivité, et celles qui relèvent de l’affection. Il est incontestable que Pascal a hautement mérité cette distinction, et je rappellerai pourquoi. Il est incontestable aussi qu’il existe entre nous des liens d’amitié forts : je vous en dirai deux mots. Votre présence indique cet attachement pour lui que nous partageons, et je vous en remercie.

Au premier rang de ses mérites, je placerai le courage. Pascal Allizard, après des études d’économie solides, a d’abord travaillé dans l’industrie : il sait ce que c’est qu’une entreprise, et c’est fondamental pour connaître et comprendre le fonctionnement de la société toute entière, pour réaliser qu’au-delà des discours, il y a la réalité des choses, que derrière les chiffres, il y a des hommes avec leurs espoirs et leurs inquiétudes, des familles dont le sort est lié à des enjeux qu’elles ne maîtrisent pas. Certains en tirent la conviction qu’il est impossible de peser sur le cours des choses : il a tiré de son expérience la conviction inverse, et a choisi de s’engager en politique au sens noble du terme.

Il aurait pu choisir un terrain plus facile : Condé n’est pas une ville acquise à un camp ou à l’autre, ce n’est pas un territoire dont on hérite. Condé l’a élu une première fois en 1989, et a fait de ce jeune homme un maire-adjoint aux affaires économiques, avant de lui confier la mairie en 1995. Les Condéens sont des gens de bon sens : ils ont choisi de ne plus le lâcher, et j’ai pu constater la force des liens qui unissent Pascal à ses concitoyens, sans aucune distinction de classe ou d’opinion. Comme on dit chez nous, il s’en occupe. Il est l’exact contraire des propos caricaturaux qui nous sont quotidiennement servis à quelques semaines de l’élection présidentielle, et qui donnent parfois le sentiment fâcheux d’être égaré dans un magasin de farces et attrapes ! Quand il s’engage, c’est à fond. Quand il s’empare d’un dossier, il va jusqu’au bout de ce qu’il peut faire. Il ne promet pas la lune, mais il serait capable de la décrocher, à force d’obstination.

Son engagement l’a mené en 1998 au conseil général du Calvados où ses capacités sont par tous reconnues : il en est aujourd’hui le rapporteur général du budget, deuxième vice-président et le président de la commission du budget, des finances et du personnel. Ce n’est pas par hasard que l’on a confié les comptes d’une collectivité à cet élu qui ne manque pas de caractère : on sait bien qu’avec lui la maison est tenue. Et c’est tout de même, à tous les niveaux, la question cruciale aujourd’hui, quand on ne sait plus comment convaincre de la nécessité de contrôler les dépenses pour que notre système social n’implose pas sous la pression de la dette. Je suis personnellement atterré de constater, en lisant certaines programmes, que l’on essaie de faire croire aux français que, quand il n’y en a plus, il y en a encore, en particulier dans la poche fantasmatique de quelques riches qu’il suffirait de plumer pour renflouer le navire. Vieux discours, vieilles recettes, qui font fi du réel, hélas. Et les faits sont têtus.

Pascal est aussi, depuis 2008, mon suppléant au Sénat, et mon assistant parlementaire en même temps. Il est inutile de vous dire qu’il n’a pas grand-chose à apprendre sur le fonctionnement de nos institutions. Inutile de vous dire aussi que ce choix ne relève pas du hasard. J’ai eu pour suppléant, avant lui, un homme exceptionnel, pour lequel j’ai gardé des sentiments profonds d’estime et de reconnaissance : Daniel Giron, ardent défenseur des artisans, un homme de parole et de fidélité, un grand bonhomme, comme on dit. La succession n’était pas facile : elle s’est imposée à moi, parce que j’ai aimé le travail acharné de Pascal pour ceux qui l’ont élu. On a vu beaucoup d’élus changer de secteur quand le contexte devenait difficile : lui n’a pas bougé, et je trouve que c’est très honorable. J’ai été député du bocage, avant mon ami Jean-Yves Cousin : c’est un secteur auquel je suis resté attaché, et je sais exactement tout ce qu’il doit au maire de Condé-sur-Noireau. Pour tout ce travail accompli au service de l’intérêt général, il mérite sans aucun doute cette légion d’honneur que je vais à l’instant lui remettre.

Et puis il y a, comme je vous le disais il y a quelques instants, au-delà du raisonnable, des raisons personnelles qui participent aujourd’hui à ma satisfaction.

J’ai apprécié, durant toutes ces années, la fidélité de Pascal à ses idées : ni sectaire, ni opportuniste, il n’a pas changé de religion, comme on dit chez nous, et c’est aussi une chose à laquelle j’attache beaucoup d’importance. Parce qu’il est convaincu, on peut le trouver péremptoire. Parce qu’il a du caractère, on a pu le dire ombrageux. J’observe que ce sont des amis politiques qui tiennent ce genre de propos : les gens de Condé le trouvent proche d’eux, accessible, disponible. La vérité, c’est que toute ambition aussi légitime qu’elle soit, dérange les scénarios écrits d’avance : Pascal a suffisamment d’expérience pour ne pas se soucier de tout cela, et je le crois capable de s’asseoir sereinement au bord de l’eau pour voir passer un jour le cadavre de ses ennemis.

Avec le temps, il a appris la patience, et l’impérieuse nécessité où nous sommes de nous mettre d’accord, quelquefois malgré nous, pour sauver l’essentiel, sans jamais tomber du compromis dans la compromission. Je crois que c’est la bonne méthode, car si tous les électeurs ne sont pas politiques, ils ont au moins de la mémoire. Et les normands, qui sont à la fois réalistes et malins, ne sont pas faciles à berner : en tous cas, jamais longtemps. C’est vous dire que rien n’est perdu !

Il a toujours été proche de moi, dans les bons moments, mais aussi dans les moments difficiles, et il est clair qu’il y a alors beaucoup moins de monde, entre ceux qui sont occupés à répéter qu’ils l’avaient bien dit, et ceux qui creusent déjà le trou pour vous enterrer définitivement. Je lui prédis moi, un bel avenir et je souhaite  de tout cœur que ce jeune homme- tout est relatif !- me succède un jour au Palais du Luxembourg.

Je ne dresserais pas un portrait complet de ses qualités si je ne rendais pas hommage à sa passion pour la culture : c’est assez rare, en politique, d’avoir un goût profond pour la littérature, au point de prendre la plume avec bonheur, ce qui est une aventure vraie, car la page blanche est aussi rétive qu’un abstentionniste convaincu. C’est assez épatant, je trouve, d’avoir assez d’imagination pour voyager dans le temps, inventer des personnages, raconter une histoire.

La passion de l’histoire et d’ailleurs une autre passion que nous avons en commun. Pascal aime aussi beaucoup la peinture, et a su faire vivre, à Condé, des manifestations de très bon niveau. Pour cela, il mérite aussi notre reconnaissance, car c’est au fond la chose la plus importante qui soit, la seule qui traverse le temps, la seule trace qui vaille. Les artistes, par leurs dons et par leur travail, m’ont toujours paru touchés par une sorte de grâce, et mériter la considération du commun des mortels, parce qu’ils nous permettent d’accéder à une autre dimension. Ceux qui les aiment sont un peu plus civilisés que les autres, je crois, en tout cas assez généreux pour admirer, quand tant de politiques sont occupés, hélas, à vendre en permanence leurs supposées qualités.

Tout ce qui fait la valeur d’un homme ne serait rien, si en miroir il ne recevait témoignage de la reconnaissance qu’on lui doit et de l’affection qu’on lui porte. Que cette distinction, mon Cher Pascal, en porte témoignage à ce double titre. Je suis heureux de te remettre maintenant les insignes de chevalier de la Légion d’Honneur. »

 

Mes remerciements

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“ Monsieur le Sénateur, Chers Amis,
Cher René,

J’aimerais te dire ma profonde et amicale reconnaissance pour ta présence à Condé-sur-Noireau, ce soir, et bien évidemment te remercier chaleureusement d’avoir accepté d’être mon parrain une nouvelle fois, et ainsi de me remettre cette belle distinction qui m’est attribuée.

J’ai souhaité que cette cérémonie ait lieu ici, chez nous, à Condé, parce que ces insignes,  Chers Amis, je les partage avec vous tous. Ils sont le reflet de ce que nous avons vécu et construit ensemble. Ils sont une invitation à poursuivre pour le devenir de ce territoire et de cette cité qui me sont, qui nous sont si chers.

Je les partage avec vous tous parce que  je sais que nous partageons des valeurs, des convictions, des modes d’action, et que l’humanisme conduit nos décisions, des plus modestes aux plus déterminantes.

Recevoir cette distinction à l’aurore de l’année de mes cinquante ans me fait penser que ces insignes sont en quelque sorte les marqueurs d’une certaine maturité.

Le temps passe pour chacun.

Les expériences, les difficultés, les moments les plus douloureux comme les plus heureux, qu’ils appartiennent à la sphère publique, ou qu’ils soient du domaine privé, nous façonnent, nous donnent à la fois plus de force et de recul pour analyser, comprendre, tenter de résoudre, construire et développer, aller toujours un peu plus avant…

Année de mes cinquante ans, ce pourrait être, certes un beau cadeau. Néanmoins, 2012 est marquée d’une crise industrielle forte pour notre cité.

Et si ces insignes constatent un chemin parcouru, ils m’engagent plus que jamais à mettre cette maturité, cette expérience au service de notre territoire mis en difficulté, et de celles et ceux qui sont au cœur de la tourmente.

Vous connaissez mes convictions : le réalisme économique qui permet la création de richesses n’a d’intérêt que s’il profite au plus grand nombre. C’est aujourd’hui un combat humaniste et nous devons le mener au-delà des clivages politiques habituels. Ce sont ces convictions fortes qui me portent aujourd’hui aux côtés des salariés d’Honeywell. Ils connaissent ma détermination. Je leur redis ma solidarité et salue leurs représentants ici présents. Mon seul parti c’est Condé-sur-Noireau. Mon seul souci, le devenir de notre territoire et de ses habitants.

Le musée à quelques mètres derrière moi, rappelle à son dernier niveau combien nous pouvons être fiers de notre histoire locale. Le dessinateur de presse Emmanuel Chaunu, présent ici même samedi dernier, le relevait avec le même enthousiasme : de nombreux talents, dans des domaines très divers, –Dumont d’Urville, Charles Tellier, Edmond Debon, Maximilien Vox, sont nés ou ont vécu ici.

Condé-sur-Noireau est une ville de tradition industrielle. Elle est aujourd’hui une ville d’innovation industrielle tournée vers l’excellence technologique. Nous ne sommes plus dans la mono-industrie et Condé a de nombreux atouts, grâce à des capitaines d’industries ambitieux, talentueux, porteurs de projets locaux, nationaux voire internationaux, grâce aussi à la qualité et au savoir-faire d’une main d’œuvre attachée à son métier, à son outil de travail et à son terroir.

Oui il y a le dossier Honeywell et nous y travaillons. Non, il n’y a pas que cet employeur qui n’est plus, depuis longtemps, le premier de la ville. Il y a aussi de belles réussites : Corlet Numérique, le Laboratoire Cotral, l’imprimerie Tonnellier, MGI-Coutier, Masoneilan, Liste Rouge, et bien d’autres. Nous serons toujours présents pour aider ces projets qui portent le devenir économique du territoire. Condé est une terre d’entrepreneurs : nous les accueillons et nous les aidons avec entrain et volontarisme. Quant aux chasseurs de primes et autres spéculateurs, et bien qu’ils passent leur chemin ! Seule l’économie réelle nous intéresse car c’est la seule qui soit durable.

Cet insigne, ce ruban rouge que je porte depuis quelques instants, a déjà une très longue histoire et une devise : « Honneur et Patrie ».

Défendre Condé, travailler au service du département, œuvrer pour le développement économique du Calvados ou, via le Conseil National des Economies Régionales,  pour celui de notre territoire français, j’essaie en tous lieux, question d’honneur, de rester fidèle à mes convictions, à mes amitiés dans leur belle pluralité, et j’essaie aussi, avec le souci de l’intérêt général, de fédérer dès que cela est possible.

Je remercie mes Adjoints et Conseillers Municipaux, ainsi que les élus cantonaux et intercommunaux pour leur travail et leur fidélité depuis 1995. J’y associe les équipes municipales et intercommunales, actives et retraitées.

J’ai également une pensée particulière pour quelques compagnons partis, pour lesquels l’honneur avait un sens profond, qui m’ont beaucoup apporté et auxquels je dois aussi une part de ces insignes :

Bernard Clousier et Lucien Delille, ils ont été de grands serviteurs de notre ville. Je sais qu’ils auraient été heureux de partager ce moment. J’y associe ceux de mes conseillers municipaux et élus du canton et de l’intercom qui nous ont quittés.

Et bien sûr Maurice Piard, dont les convictions étaient solidement ancrées et qui a tant donné à cette ville. En témoigne ce bel espace qu’il avait créé dès 1990. Il nous ouvrait alors la voie vers la nécessité de mettre la culture et l’information à la portée de tous. C’est un engagement que je me suis attaché à suivre, avec le soutien des équipes municipales, et avec pour nous tous ce succès des 102 000 visiteurs accueillis ici en 2011.

Dans un autre domaine, celui de mon parcours professionnel, j’ai également une pensée pour Emilio Gallucio qui ne peut être parmi nous. J’ai beaucoup appris avec lui du milieu industriel et, vous l’aurez compris, cet apprentissage est particulièrement utile aujourd’hui.

J’excuse également Anne d’Ornano, ainsi que Jean-Léonce et Ambroise Dupont, retenus par d’autres obligations.

Mon Cher René, Un jeune étudiant en sciences éco a poussé la porte de ton bureau de Directeur du Cebanor il y a un peu plus de 25 ans. C’était  pour t’inviter à venir parler du lien université / entreprise sur le campus caennais (un sacrilège à l’époque !). Je te redis ce soir toute mon admiration et mon amitié.

Mesdames, Messieurs, croyez-moi,  René Garrec n’est pas un politicien : c’est un homme pétri de culture, fin connaisseur du monde économique et socio-professionnel, qui s’est engagé en politique. La différence est de taille même si parfois elle peut échapper. Car René est un homme discret. Donc discret mais efficace et fidèle. Je suis  un filleul fier de son parrain.

Chers Amis,
De ces fortes personnalités et d’autres rencontres encore, tant dans les milieux économiques, politiques, artistiques, journalistiques, voire militaires -je pense à mon passage au sein de l’Institut des Hautes Etudes de la Défense Nationale ou nos liens privilégiés avec la Gendarmerie et la Marine Nationale- je retiens l’exemplarité et tente de suivre ce chemin où l’homme public ne doit être ni doctrinaire ni sectaire. Où, sans jamais se renier, il ne doit ni stigmatiser, ni cliver, où il doit au contraire montrer sa capacité à réunir les énergies.

L’honneur, c’est la poésie du devoir -  écrivait Alfred de Vigny. Ces insignes sont imprégnés du sens du devoir pour servir encore, toujours et au mieux ceux qui nous font confiance, des plus humbles aux plus importants, ceux qui ont besoin de notre aide, de notre solidarité, de notre soutien.

Ces insignes n’ont de valeur que par ce que nous saurons donner en retour, ce que nous saurons transmettre.

Honneur et Patrie, disais-je, le second terme de la devise a aussi sa pleine importance.  Pour Charles De Gaulle, être patriote, c’est aimer son pays, être nationaliste, c’est détester celui des autres !

A quelques semaines d’élections nationales importantes, pour lesquelles chacun d’entre nous, dans le secret de l’isoloir, apportera sa contribution citoyenne, il me semble important que nous soyons vigilants. Le pluralisme, le droit à la différence, c’est ce qui fait notre respiration démocratique. Ce socle républicain est notre bien commun. Vous l’aurez compris, j’aime mon Pays, comme j’aime notre petit coin de Bocage sur lequel j’ai choisi de vivre et que j’ai l’honneur et le bonheur de servir. Et Charles De Gaulle avait raison dans sa définition !

Chers Amis,

Je suis fier de recevoir cette distinction, et je le dis aussi simplement que possible.
J’en partage l’honneur avec ce Pays de Condé et de la Druance et ses habitants.
J’en partage la fierté avec mes parents, avec mes enfants, tous ici présents.
J’en partage le bonheur avec Valérie en pensant au poème d’Aragon : que serais-je sans toi ? Aragon,un nom prédestiné pour toi! Cette distinction est également la leur, car vous le savez, les proches d’un homme public ressentent de façon très sensible cette vie particulière où l’on se doit beaucoup aux autres, où l’on est très exposé. Qu’ils en soient infiniment et tendrement remerciés.

 C’est Antoine de Saint-Exupéry, dans Terre des Hommes, qui l’écrivait : être homme, c’est précisément être responsable. C’est sentir en posant sa pierre que l’on contribue à bâtir le monde.

M’étant engagé très jeune, jour après jour, étape après étape depuis déjà plus de 25 ans, cette vie publique me passionne parce qu’elle m’offre la capacité de partager des convictions et de mener des projets avec des équipes motivées, compétentes et pluralistes.

Alors avec vous tous, forts de notre diversité, de nos talents, persévérons dans nos engagements. Ils nous offrent de réunir nos forces et notre créativité avec le seul but d’espérer ensemble plus de justice et de fraternité.

Une nouvelle fois, Chers amis, Merci pour votre soutien et  votre chaleureuse présence. »

 



50ème anniversaire du 19 mars 1962, le cessez-le-feu en Algérie
20 mars, 2012, 11:57
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Ci-dessous le texte de mon allocution, ce lundi 19 mars 2012, pour la commémoration à Condé-sur-Noireau du 50ème anniversaire du Cessez-le-Feu en Algérie. 

50ème anniversaire du 19 mars 1962, le cessez-le-feu en Algérie IMG_5661-300x200 

Mesdames, Messieurs, Chers Amis,

Comme nous le faisons fidèlement à d’autres dates de notre calendrier, 11 novembre, 8 mai et 6 juin, cette journée du 19 mars est placée sous le signe du souvenir et du recueillement. Ensemble, nous nous devons de commémorer un événement douloureux de notre Histoire nationale et rendre hommage aux Combattants d’Afrique du Nord.

Cinquante années se sont écoulées depuis le cessez-le-feu résultant de l’application des Accords d’Evian. Signés la veille, le dimanche 18 mars 1962, ils mirent fin officiellement à la Guerre d’Algérie, document de 93 pages, négociés durant 11 jours à l’Hôtel du Parc d’Evian par le gouvernement français, Louis Joxe, alors ministre des affaires algériennes, et les représentants du FLN Algérien. Les Français allaient approuver cet accord par référendum le 8 avril 1962 à plus de 90%, choix de la fin d’un conflit qui avait duré 7 ans et 4 mois, depuis ce 1er novembre 1954, date des premières insurrections.

Au-delà des débats qui entourent ces évènements, nous nous devons de réaffirmer avec force notre reconnaissance à ceux qui ont vécu et combattu sur le sol d’Algérie et dont le mérite vaut les honneurs de la mémoire. Il est de notre devoir de mémoire de nous souvenir du calvaire enduré durant le conflit, également immédiatement après puisque des milliers de civils, européens, musulmans, fidèles à la France, furent tués pendant l’été 1962.

Il est de notre devoir de mémoire de penser à ces femmes et à ces hommes contraints de quitter dans des conditions dramatiques la terre où ils étaient nés, de rejoindre la métropole en ayant à faire face aux inévitables conséquences de ce choc on ne peut plus brutal. 50 années après ces évènements, nous ne pouvons pas ne pas associer le peuple Algérien dans sa diversité qui lui, luttait pour son indépendance et sa liberté.

La décolonisation violente n’était que la conséquence de la colonisation, violente elle-aussi, et dans laquelle des milliers de civils et de militaires ont été emportés, à un siècle d’intervalle. Si le 19 mars est la date officielle du cessez-le-feu, elle est aussi une date de paix, dans une guerre qui trop longtemps n’a pas voulu dire son nom.

En 1999, nous inaugurions le square dénommé « square du 19 mars » et vous me permettrez d’avoir une pensée pour notre ami Bernard Choyer, alors Conseiller Municipal, qui avait œuvré en ce sens, pilier de notre comité local de la Fnaca. Nous avions alors, et avons toujours la volonté de conserver à Condé-sur-Noireau une trace de cette page tragique de notre histoire. Ce square a cette vocation, mais la stèle qu’il porte ne trouve pleinement son sens que par ces commémorations patriotiques, ces instants de recueillement et d’hommage : hommage à vos camarades tombés là-bas, hommage à votre courage et à votre fidélité au drapeau, pour une mission difficile et remplie. Et cette cérémonie du 19 mars confirme, si besoin était, l’attachement concret que nous portons les uns et les autres au devoir de mémoire : se souvenir pour préserver l’avenir, et ainsi l’espoir, peut être utopiste, que ces cérémonies soient ressenties comme des appels incessants à la paix.

Je remercie tout particulièrement Henriette Bouclier, Maire-Adjoint, correspondant défense, et déléguée municipale auprès des associations patriotiques. Je sais qu’elle met tout en œuvre pour que ces cérémonies aient du sens et du relief.

Pour terminer, je voudrais adresser mes chaleureuses félicitations à vos adhérents, aujourd’hui médaillés : Croix du Combattant : • Monsieur Didier Collard, Saint Pierre du Regard • Monsieur Caillol Gérard, Condé-sur-Noireau • Monsieur Claude Henneman, Saint Pierre du Regard Médaille d’Afrique du Nord (T.R.N.) • Monsieur Ryamond Lepeltier, Saint Germain du Crioult • Monsieur Marcel Lesaux, Condé-sur-Noireau • Monsieur Bernard Leboucher, Condé-sur-Noireau • Monsieur Jean-Pierre Lesueur, Saint Pierre du Regard • Monsieur Ernest Marie, Saint Germain du Crioult • Monsieur Marcel Madeleine, Condé-sur-Noireau • Monsieur Jean Picard, Condé-sur-Noireau • Monsieur Pierre Vincent, La Lande-Patry Médaille Commémorative • Monsieur Henri Cauchard, Condé-sur-Noireau • Monsieur Pierre Letellier, Vassy • Monsieur Claude Lepetit, Condé-sur-Noireau.

Enfin, mes remerciements vont à tous ceux qui, aujourd’hui, par leur action et par leur présence, veillent à entretenir l’indispensable souvenir de celles et ceux qui, en 1962, ou au cours de conflits antérieurs, par leur combat, leur engagement et leur sacrifice, ont mérité l’hommage de notre mémoire collective. Merci de votre attention. »